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vriers à cette nation riche, peuvent ! appauvrir à sontour, en rapprovisionnant, à meilleur compte , desmarchandises dont cette nation les fourniíîoit ( 1 ). Or,
( 1 ) Ce que je dis du commerce des marchandises deluxe, ne doit pas s’appliquer à toute espèce de commerce.Les richesses que les manufactures 8c la perfection desarts de luxe attirent dans un état, n’y font que ptssigères,8c n’augmentent pas la félicité des particuliers. 11 n’en estpas de meme des richesses qu'attire le commerce des mar-chandises qu’on appelle de première nécessité. Ce com-merce suppose une excellente culture des terres, unesubdivision de ces mêmes terres en une infinité de petitsdomaines , 8c par conséquent un partage bien moins inégaldes richesses. Je fais bien que le commerce des denréesdoit, après un certain temps, occasionner aussi une très-grande disproportion entre les fortunes des citoyens, 8camener le luxe à fa fuite; mais peut-être n’est il pas im-possible d’arrêter , dans ce cas, les progrès du luxe. Cequ’on peut du moins assurer, c’c-st que la réunion desrichesses en un plus petit nombre de mains fe fait alorsbien plus lentement, 8c parce que les propriétaires fontà la fois cultivateurs 8c négccians, 8c parce que, ie nombredes propriétaires étant plus grand 8c celui des journaliersplus petit, ceux-ci, devenus plus rares, font > comme jel’ai déjà dit dans une note précédente, en état de donnerla loi, de taxer leurs 'ournées , 8c d’exiger une paie suffi-sante pour subsister honnêtement eux 8c leurs familles.C’ st ainsi que chacun a part anx richesses que procureaux états le commerce des denrées. J'ajouterai de plus quecc commerce n’est p s suiet aux mêmes révolutions quele commerce des manufactures de luxe : un art, une ma-nutacture passe aisément d’un pays dans un autre; maisqe-l temps ne faut-il pas pour vaincre l’ignorance 8c laP-rctïe des paysans, 8c les engager à s’adonner à la culture
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