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de fa chute & de son avilissement. La félicité & lapuissance apparente que le luxe communique, durantquelques instans, aux nations, est: comparable à cesfièvres violentes, qui prêtent, dans le transport, uneforce incroyable au malade qu’c-lles dévorent, & quisemblent ne multiplier les forces d’un homme que pourle priver, au déclin de l’accès, & de ces mêmes forces,8 c de la vie.
Pour fe convaincre de cette vérité , diront encoreles mêmes philosophes, cherchons ce qui doit rc-ndreune nation réellement respectable à ses voisins : c'est ,fans contredit, le nombre, la vigueur de ses citoyens,leur attachement pour la patrie, & enfin leur courage& leur vertu.
Quant au nombre des citoyens, on fait que les paysde luxe ne font pas les plus peuplés ; que dans la mêmeétendue de terrain cultivé , la Suisse peut compterplus d’habitans que l’Efpagne, la France , & mêmel’Angleterre.
La consommation d’hommes, qu'occaíîonne néces-sairement un grand commerce (1) , n’est pas en ce
(1) Cette consommation d'hommes est cependant sigrande , qu’on ne peut, fans frénvr, considérer celle quesuppose notre commerce d*Amérique. L’humanité, quicommande !' maour de tous les hommes , veut que, dansla trrite d.s Nègres, je mette également au rang des irrad-ia urs, Kc la mort de rues compatriotes , & celle de tantd’Afric dns cu’anime au combat l’espoir de faire des pri-sonni. rs, ?c le d< sir de les échanger contre nos marchan-dises. Si l'on suppute le nombre d’hommes qui périt, tant