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Tome premier.
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t> E L’ E S P R I T.

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CHAPITRE IV.

De la nccejjlté où nous sommes de nefllmer que nousdans les autres.

Ï3eux causes , également paillantes, nous y dé-terminent : l’une est: la vanité , & l’autre est la pa-relTe. Je dis , la vanité , parce que le délit de rés-umé est commun à tous les hommes, non que quel-ques-uns d’entre eux ne veuillent joindre, au plaisircTêtre admiré , le mérite de mépriser Tadmiration jmais ce mépris n'est pas vrai, & jamais 1 admirateurn’est stupide aux yeux de l’admiré : or, si tous leshommes (ont avides d’estime, chacun d’eux, instruitpar l’expérience que ces idées ne paraîtront estima-bles ou méprisables aux autres, qu’autant qu’ellesseront conformes ou contraires à leurs opinions ; ils’eníuit qu inspiré par sa vanité, chacun ne peut /em-pêcher d'estimer dans les autres une conformité d’idéesqui l'allure de leur estime, & de haïr en eux unecppoínion d’idées , garant sûr de leur haine ou dumoins de leur mépris qu'on doit regarder commeun calmant de haine.

Mars, dans la supposition même qu'un hommefit à l’amour de la vérité le sacrifice de sa vanité,íi cette homme n’est point animé du désir le plus vifde /instruire, je dis que la pareíle ne lui permet«savoir , pour des opinions étrangères aux siennes,

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