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iri-rs quatre marchands qui viennent, en foire , ven-dre o'e la beauté , de la naissance, des dignités &:de l’espiit, Sc qui trouvent tous le débit de leurmarchandise , à lexceprion du dernier qui se retiresans étrenner.
Mais, dira-1-on , on voie quelques’ gens recon-naître dans les autres plus d’esprit qu’en eux. Oui,répendrai-je, on voir des hommes en faire lave:»;Sc cet aveu est d’urie belle ame : cependant ils n'on t,pour celui qu’ils avouent leur íupérieur, qu’une ejìitneJ «r parole ; ils ne font que donner à l’opinion pu-blique la préférence íur la leur, & convenir cueces personnes íont plus estimées , fans être inté-rieurement convaincus qu’elies scient plus estima-bles ( i ).
mais, fans blesser la modestie, il pourroit pourtant direqu'il court mieux que la tortue. Vous êtes la tortue ; vousn 1 avez ni lu , ni médité : comment pourriez-vous avoirautant d’esprit qu'un homme qui s’est donné beaucoup depeine pour acquérir des connoissances? Vous l’accusoz deprésomption ; & c’est vous , qui, fans étude & fans te-st exion, voulez marcher son égal. A votre avis, qui desdeux est présomptueux ?
fi) En poésie, Fontenelle seroit, sans peine, convenude la supériorité du génie de Corneille fur le sien ; maisil ne l’auvoit pas sentie. Je suppose, pour s'en convaincre,qa’on eût prié ce même Fontenelle de donner, en fr.it depoésie , F idée qu’il s’étoit formée de la perfection : il estcertain qu’il n’auroit, en ce genre , proposé d’autres rè-gles fines que celles qu’il avoir lui-même aussi bien ob-servées que Corneille ; qu’il devoir donc íe croire inté-