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Tome premier.
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DE L’ E S ? R 1 T. 245

les premiers plaisirs de I amour; que c’est une peine-dom il doit , en payant , se décharger íur quelqueautre? N’ajouteront-ils pas qu’une fille qui lest en>-core lors de son mariage, est une fille lans mérite »qui n'est digne que de mépris ?

Ne soutient-on pas a 11 Pégu qu’il est du bel usage& de la décence, qu'un éventail à la main, le rois’avance dans la salle d’audience, précédé de quatrejeunes gens des plus beaux de la cour, & qui, destinésà ses plaisirs, font en même temps ses interprètes &les hérauts qui déclarent ses volontés ì

Que je parcoure toute les nations , je trouveraipar-tout des ulages différois (1), & chaque peuple,

(r) Au royaume de Juida, lorsque les hab'tans se ren-contrent, ils se jettent en bas de leurs h imachs , se mettentà genoux vis-à-vis l’un de l’autre , baisent k terre > frap-pent des mains, se font des complimens , & se relèvent :les agréables du pays croient ccrt.vincment que leur mi-nière de saluer est la p’us poli ’.

Les habitans des Manilles disent que la politesse exigequ'en saluant on plie le corps très-bas , qu’on mette sesdeux mains fur ses joues , qu'on lève une jambe en i'air,en tenant les genoux pliés.

Le sauvage de la nouvelle Orléans soutient que nousmanquons de politesse envers nos rois : -c T.orsoue u me-> présente, dit-il, au grand chef, ie le salue par un hur-*> lement ; puis je pénètre au fond de fa cabane > fans jeter« un seul coup-d'œil fur le côté droit , où le ch_f est astis.-- C’efc-Ià que je renouvelle mon salut, cn levant mes» bras fur ma tête , Se en hurlant trois fois. Le chef m'îr.-» vite à m'affeoir par un petit soupir : ie le remercie pax*» un nouveau hurlement. A chaque question du chef» j-r

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