De l* e s r r i t.
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CHAPITRE X.
Pourquoi rhomme admiré du public n’c fl pas toujoursefiitné des gens du monde.
Pour plaire aux sociérés particulières , il n est pasnécelîaire quel’horizon de nos idées soit fort étendu;mais il faut connoître ce qu’on appelle le monde ,s’y répandre, & l’étudier: au con traire, pour s’illusirerdans quelque art, ou quelque science que ce soit, 8cmériter, en conséquence, 1 estime du public, il fautcomme je l’ai dit plus haut, faire des études très-différentes.
Supposons des hommes curieux de s’instruire dansla science de la morale. Ce n’est que par le secoursde Thistoire & fur les ailes de la méditation, qu’ilspourront, selon les forces inégales de leur esprit,s’élever à différentes hauteurs, d’où l’un découvrirades villes, l’autre des nations, celui-ci une partie damonde, & celui-là l’univers entier. Ce n est qu’encontemplant la terre de ce point de vue,en s’élevantà certe hauteur, qu’elle fe réduit insensiblement, de-vant un philosophe, à un petit espace, & qu’elle prendà fes yeux la forme d’une bourgade habitée par diffé-rentes familles qui portent le nom de Chinoise, d’An-gloife, de Françoise, d’Italienne,enfin tous ceuxqu’ondonne aux distérentes nations. C’est de-là que, venant