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$z les ridicules cTun particulier, mais fur ceux .deshommes en général. S’il en considère les défauts, cen'est point de l’œil malin & toujours injuste de l’envie;mais de cet œil serein avec lequel s examineraientdeux hommes , qui, curieux de connoître le cœur Scles prit humain , se regarderaient réciproquementcomme deux íujets d'instruction & deux cours vi-vants d’expérience morale : bien différons, à cet égard,de ces demi - esprits , avides d’une réputation qui lesfuir-, toujours dévorés du poison de la jalousie, Scqui , sans ceffe à l’affut des défauts d’autrui, per-droient tout leur petit mérite, si les hommes per-doient leurs ridicules. Ce n est point à de pareillesgens qu'appartient la connoiffance de l’esprit humain.Us sont faits pour étendre la célébrité des talons, parles efforts qu’ils font pour les étouffer. Le mérite estcomme la poudre ; ion explosion est d'autant plusforte, qu’elle est plus comprimée. Au reste, quelquehaine qu’on porte à ces envieux, ils font cependantencore plus à plaindre qu'à blâmer. La présence dumérite les importune ; s’ils l’attaquent comme unennemi, & s’ils font méchans,c'est qu'ils font malheu-reux ;c’est qu’ils poursuivent, dans les talons, loffenieque le mérite fait à leur vanité : leurs crimes ne fontque des vengeances.
Un autre motif de l’indulgence de l’homme de mé-rite tient à la connoiffance qu’il a de l’elprit humain.II en a tant de fois éprouvé la foibleffe ; au milieudes applaudiffemens d’un aréopage, il a tant de foisété tenté, comme Phocion, de se retourner vers for*