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sciences, ni s’ébver à de grandes idées ; iis 11e peuventdonc mériter le titre de grands elprits. Mais, íî tousles jugemens d u public font íoumis à b loi de son in-térêt , il faut, dira-t-011, trouver dans ce même prin-cipe de l’intérêt général, la cause de toutes les contra-dictions qu’on croit, à cet égard, appercevoir dans lesidées du public. Pour cet effet, je pouríuis le parallèlecommencé entre le général & fauteur, & je me faiscette question : Si l’art militaire, de tous les arts, est:le plus utile, pourquoi tant de généraux, dont la gloireéclipsait, de leur vivant, celle de tous les hommesillustres en d’autres genres, ont-ils été, eux, leur mé-moire ct leurs exploits, ensevelis dans la même tombe,lorlque la gloire des auteurs, leurs contemporains ,conierve encore son premier éclat ? La réponíe à cettequestion, c’est que, li l’on en excepte les capitainesqui ont réellement perfectionné l’art militaire, & qui,tels que les Pyrrhus, les Annibal, les Gustave, lesCoudé, les Turenne, doivent, en ce genre, être misnu rang des modèles & des inventeurs ; tous les géné-raux moins habiles que ceux-là, ceílant, à leur mort,d’étre utiles à leur nation , n ont plus de droit à fa re-connoiílance, ni par conséquent à ion estime. Aucontraire, en ceílant de vivre, les auteurs n’ont pascelle d être utiles au public; ils ont biffé entre íesmains les ouvrages qui leur avoient déjà mérité ionestime: or, comme la reconnoiílance doit subsisterautant que le bienfait, leur gloire ne peut s'éclipserqu’au moment que leurs ouvrages ceíleronr d êtreutik-s à leur patrie. C’est donc uniquement à b diste-