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louanges données à Varron , pour n’avoir point dé-leípéré du salut de la république! En des circonstancespareilles à celles où se trouvoient alors les Romains,rhomme d’un vrai mérite est un dieu.
Si Camille eût prévenu les malheurs dont il arrêtale cours ; si ce héros, élu général à la bataille d’Allia,eût défait à cette journée les Gaulois, au’il vainquitau pied du Capitule; Camille,pareil alors à cent autrescapitaines, n’eût point eu le titre de íecond fondateurde Rome. Si dans des temps de prospérité, M. deYillars eût rencontré en Italie la journée de Denain ,s’il eût gagné cette bataille dans un moment où laFrance n’eût point été ouverte àl’ennemi, la viefoireeût été moins importante, la reconnoiflance du public,moins vive, & la gloire du général moins grande.
La conclusion de ce que j’ai dit, c’est que le publicne juge que d’après son intérêt : perd-cn cet intérêt devue ; nulle idée nette de la probité, ni de l’esprit.
Si les nations enchaînées fous un pouvoir despo-tique, font le mépris des autres nations; si, dans lesempires du Mogol & de Maroc, on voir très-neud’hommes illustres, c’est que l'eíprit, comme je 1 aidit plus haut, n’étant en foi ni grand ni petit, il em-prunte l une ou l’autre de ces dénominations de lagrandeur ou de la petitelle des objets qu il con'idêre.Or, dans la plupart des gouvernemens arbitraires, lescitoyens ne peuvent, fans déplaire au despote , ;; oc-cuper de l’étude du droit áe nature , du droit public,de la morale & de la politique. Ils n’oíent remonter,en ce genre, juíqu’aux. premiers principes de ces