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ufage.Onjugebienqu’uniquementoccupédesaugmen'tation de ses revenus ; c J est tout ce que leur recommandele Chitombé ( i ) : il ne dehre. point que ses nègresscient plus éclairés ; il craindroit même que des idéestrop saines de la vertu ne diminuassent, Sc la supersti-tion , & le tribut quelle lui paie.
Ce que j’ai dit des crimes Sc des vertus de préjugésuffit pour foire sentir la différence de ces vertus auxvraies vertus ; c est - à - dire , à celles qui, fons cesse,ajoutent à la lélicité publique , Sc fans lesquelles lessociétés ne peuvent subsister.
Conséquemment à ces deux différentes espèces devertus , je distinguerai deux différentes espèces de cor-ruption de mœurs : fuite que Rappellerai corruptionreligieuse , Sc Tautre corruption politique. Cette dis-tinction m’est nécessaire, i°. parce que je considèrela probité philosophiquement Sc indépendamment desrapports que la religion a avec la lociété ; ce que jeprie le lecteur de ne pas perdre de vue dans tout lecours de cet ouvrage; i°. pour éviter la contradictionperpétuelle qui se trouve chez les nations idolâtres,
(i) Ce Chitombé entretient jour 8 z nuit un feu sacré ,dont il vend les tisons fort citer. Celui qui les achète secroît à sabri de tout accident. Ce grand-prêtre ne re«otr-iton aucun juge. Lorsqu’il s’absente pour visiter les paysde fa domination , on est obligé - fous peine de mort, degarder la continence. Les nègres sont persuadés que sstlmouron de mort naturelle, cette mort entraîneroitla ruinede Hivers. Aussi le successeur désigné l’égorge-t-il dèsqu’il est malade.
Tome I.
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