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de la vue de toutes ses beautés _, prodiguoit successive-ment ses saveurs à plusieurs amans 3 & même à deuxà la fois.
Je ne citerai plus, à ce sujet, qu’un seul fait rap-porté par Julius FirmicusMaternus, père du deuxièmesiècle de l’égli(e, dans un traité intitulé : De erroreprosanarurn religionum. « L’Aslyrie,ainli qu’une partis-- de l’Afrique, dit ce Père , adore l’Air, fous le nom-> de Junon ou de Vénus vierge. Cette déesse com-» mande aux éiémens ; on lui con 1 acre des temples :w ces temples font desservis par des prêtres qui, vêtus-- Sc parés comme des femmes, prient la décile d’une» voix langui fiante Se efféminée, irritent les désirs des•> hommes, s’y prêtent, fe targuent de leur impudi-» cité i Sc , après ces plaisirs préparatoires , croient-> devoir invoquer la déesse à grands cris, jouer des» instrumens, le dire remplis de 1 esprit de la divinité,-- & prophétiser
II est donc une infinité de pays où la corruptiondes mœurs, que j’appelle religieuse _, est autorises parla loi, ou consacrée par la religion.
Que de maux , dira-t-on , attachés à cette espècede corruption ! Mais ne pourroit on pas répondre quele libertinage n est politiquement dangereux dans unétat, que lorfqu’il est en opposition avec les lorx dupays, ou qu’il fe trouve uni à quelque autre vice dugouvernement? Fn vain ajeuteroit on que les peuplesoù règne ce libertinage , font le mépris de l’univers.Mais, fans parler des Orientaux & des nations sau-vages ou guerrières , qui, livrées à toutes fortes de