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cette ícîcè de M. Locke ; l’on íera bientôt convaincude la íottise & de leur inventeur, & de leurs secta-teurs. Quiconque , en este t , examine les religions( qui, à l’exceprion de la nôtre, sont toutes faites de.main d'horames) sont quelles n’ont jamais été 1 ou-vrage de l’eíprit vaste Sc profond d’un législateur,mais de l’efprit étroit d’un particulier ; qu’en consé-quence , ces fausses religions n’ont jamais été fondéesfur la baie des lois Sc le principe de futilité publique ;principe toujours invariable , mais qui, pliable dansses applications à toutes les diverses positions où peutsuccessivement se trouver un peuple , est le seul prin-cipe que doivent admettre ceux qui veulent, à l’exempledes Anastase , des Ripperda, des Thamas-Kouli-Kan6c des Gehan-Gir, tracer le plan dune nouvelle reli-gion , & la rendre utile aux hommes. Si , dans lacomposition des fauties religions, on eût toujours suivice plan , on auroit coniervé à ces religions tout cequ’elles ont d utile ; on n eût point détruit le tartareni l’élyfée; le législateur en eût toujours fait, à songré, des tableaux plus ou moins agréables ou terribles,selon la force plus ou moins grande de son imagination.Ces religions , simplement dépouillées de ce qu’ellesont de nuisible, n’eussent point courbé les esprits lotisle joug honteux d’une sotte crédulité ; & que decrimes 6c de fuperfitions eussent disparu de la terre!Ou n’e-ût point vu l’habitant de la Grande-Java (t),perluadé, i la plus légére incommodité, que l’heure
(i) A l’orient de Sumatra.