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Tome premier.
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DE L' E S P R l T. 319

fatale est venue , íe presser de rejoindre le dieu de sespères, implorer la mort, & contentir à la recevoir ;les prêtres eussent vainement voulu lui extorquer unpareil contentement pour l’éttangler eníuite de leurspropres mains , ik íe gorger de ía chair. La Persen’eûr point nourri cette leéle abominable de Dervisqui demande saumoné à main armée, qui tue impu-nément quiconque n’admet point íes principes , quileva une main homicide fur un Sophi, & plongea lepoignard dans le lein déAmurarh. Des Romains, auílìsuperstitieux que des Nègres ( 1 ), n’euíîent point régléleur courage fur 1 appétit des poulets lactés. Lnfín ,les religions n'atiroient point, dans 1 orient, fécondéles germes de ces guerres ( 1 ) longues &c cruelles que

(1) Lorsque les guerriers du Congo vont à semiemi,s’ils rencontrent, dans leur marche, un lièvre, une cor-neille ou quelque autre animal timide, c’est, disent-ils,le génie de l'ennemi qui vient les avertit de ía frayeur ; ilsle combattent alors avec intrépidité. Mais s'ils ont entendule chant du coq à quelque autre heure que l’heure ordi-naire.; ce chant, disent ils, est le présage certain d'unedéfaite , à laquelle ils ne s'exposent jamais. Si le chant ducoq est à la fois entendu des deux camps, il n'est pointde courage qui y tienne, les deux armées te débandent &fuient. Au moment que le sauvage de laVouvelle-Orleansmarche à l'ennemi avec le plus d intrépidité, un songe oul’aboyement d'un chien suffit pour le faire retourner sutses pas.

(1) Les passions humaines ont quelquefois allumé desemblables guerres dans le sein même du christianisme ;tnais rien de plus contraire à son esprit, qui est un esprit