Zyr DE L’ £ S P R I T.
sectes de chrétiens, acharnées les unes contre les au-tres, oui déchirent ! empire de Constantinople: plusloin, s’élèveen Arabie une religion nouvelle j elle com-mande aux Sarrasins de parcourir la terre le fer & laflamme à la main. Aux irruptions de ces barbares onvoit succéder la guerre centre les infidèles : loris l’éten-dard des Croités , des nations entières désertent l’Eu-rope pour inonder l’Aíìe, pour exercer fur leur routeles plus affreux brigandages, ôc courir s’eníevelir dansles sables de l’Arabie & de l’Egypte. C'est enluite lefanatisme qui met les armes à la main des princeschrétiens ; il ordonné aux catholiques le massacre deshérétiques ; il fait reparaître tu r la terre ces torturesinventées par les Phalaris, les Busiris Sc les Néron ; ildresse , il allume en Espagne les bûchers de l’inquisi-tion, tandis que les pieux Espagnols quittent leursports, traverlent les mers, pour planter la croix & ladelolation en Amérique (i). Qu'on jette les yeux furle nord, le midi, l’orient & l’occident du monde ,par-routl’on voit le couteau sacré de la religion levéíur le lein des femmes, des enfans , des vieillards ;&c la terre fumante du sang des victimes immoléesaux faux dieux ou à l’Etre suprême, n’offrir de toutes
(i) Aussi, dans une épître qu'on suppose adressée àCharles-Quint, on fait ainsi parler un Américain :
. ... Ce n'est point nous qui sommes les barbares :
Ce font , Seigneur, ce Joue vos Carte p, vos P i jarres ,
Qui. pour nous mettre au fait a un système nouveau ,Assemblera, corarc nous , le prêtre & U bourreau.