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rieuses. I! n’en est pas ainsi, loríque le prince a créédans létar un corps puisiant de magistrats. Jugé parc .s magistrats, le peuple a des idees du juste 6c de l'in-juste ; le loldat, toujours tire du corps des citoyens ,conserve dans ion nouvel état quelque idée de la justice :d ailleurs, il lent qu ameuté par le prince <Sc par lesmagistrats, le corps entier des citoyens, íous 1 éten-dard des lois, s’oppoíeroit aux entreprises hardies qu'ilpoursuit tenter; & que, quelle que fût fa valeur, ilíu.-omberoit enfin fous le non.bre : il est donc a lafois retenu dans Ion devoir & par 1 idée de la justice,& par la crainte.
Ce corps puiíTùnt de magistrats est donc nécessaireà la sûreté des rois : c’est un bouclier fous lequel lepeuple Sc le prince son r à 1 abri, l’un des cruautés dela tyrannie, Tautre des fureurs de la sédition.
C’etûit à ce sujet, 8c pour le soustraire au dangerqui > de toutes parts > environne les despotes, que lekhalife Aaron AI Raíchid demandoit un jour au cé-lébré Eeloulh , Ion frère , quelques conseils fur la ma-nière de bien régner : -< Faires , lui dit - il , que vos» volontés soient conformes aux iois, & non les lois» á vos volontés. Songez que les hommes fans mériteM demandent beaucoup, èè les grands-hommes rare-" ment ; refiliez donc aux demandes des uns, & pré-» venez ciliés des autres. Ne chargez point vos peuples
d impôts rrop onéreux : vappelez-vous, à cet égard," les avis du roi Nouchirvon , le juste , à ion hls» Ornions : Mon fils lui diíoit-i!, psrjonne ne feia" heureux dans ton empire fi. tu ne songes qu à tes