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uns deux, paíiatu fous les murs de Corinthe : Quellesfemmes j demandèrent - ils , habitent cette cité ? Ceíonr, leur répondit on , des Corinthiens. Nejavent-ils pas j reprirent ils, ccs hommes vils & lâches 3 queles seuls remparts impénétrables à Vennemi font descitoyens déterminés à la mort ? Tant dc courage cCd élévation dame ne fe rencontrent que dans des ré-publiques guerrières. De quelque amour que nousfuyions animés pour la patrie , on ne verra point demère , après la perte d'un fils tué dans le combat ,reprocher au fils qui lui reste, dV.voir survécu à fa dé-faite. On ne prendra point exemple iur ces vertueuses1 acedémoniennes : après la bataille deLeuctres, hon-teules cl'avoir porté dans leur íein des hommes capa-bles de fuir, celles dont les cníans étoient échappésau carnage , le retiroient au iond de leurs maisons,dans le deuil cc le iilence ; lorsqu'a u contraire , lesmères , dont les fils étoient morts en combattant,pleines de joie, & la tête couronn.ee de fleurs, alloientau temple en rendre grâces aux dieux.
Quelque braves que íoient nos loldats, on ne verraplus un corps de douze cents hommes íoute-nir,commeles Suilles, au combat de Saint-Jacques-rHôpital (1),
(1) Dans '.'histoire de l ouis XI, M. Duclos dit que lesSuisses, a u nom K re de 3000, soutinrent l’efsorr de l’arméedu Dauphin, composée d- 14OCO François & de 8cooAnglais. Ce combat se donna près de Botelen, & lesSuisses y furent presque tous tués.
A la bataille de Morgavten ,1300 Suisses mirent en dé-
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