J O F. l' e S P R I T. -íiy
penser, de la haine qn’en conséquence ils contractentdans leur première jeuneíle, pour l’application, dontils deviennent ablolument incapables dans un âge plusavancé.
Quelque probable que soit cette opinion , commesa nouveauté peut encore étonner, qu'on se détachedifficilement de ses anciens préjugés, &c qu’enfin lavérité d’un système íe prouve par l’explication des phé-nomènes qui en dépendent ; je vais, conséquemmentà mes principes , montrer, dans le chapitreTuivam ,pourquoi l’on trouve si peu de gens de génie parmitant d’hommes tous fait pour en avoir.
CHAPITRE XXVII.
Du rapport des faits avec les principes ci-dessusétablis.
L’expérience semble démentir mes raisonnemens ,& cette contradiction apparente peut rendre mon opi-nion suspecte. Si tous les hommes, dira-t-on, avoientune égale disposition à l'esprit, pourquoi , dans unroyaume compoíé de quinze à dix-hui t millions estâmes,voit-on si peu de Tu renne, de Rony, de Colbert, deDeícartes, de Corneille , de Molière, de Quinaulr,deLe-Brun, & c. de ces hommes ensin cités comme1 honneur de leur siècle & de leur pays ì
Four résoudre cette question , qu’on examine U