DE L* E S P R I T.
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CHAP'ITRE X.
Combien l'on ejl sujet à se méprendre sur les motifsqui nous déterminent.
Une mère idolâtre son fils. Je l’aime, dira-t-elle;pour lui-même. Cependant, répondra-t-on , vous neprenez aucun foin de Ion éducation , Sc vous ne dou-tez pas qu’une bonne éducation ne puisse infinimentcontribuer à son bonheur : pourquoi donc, sur ce su-jet, ne consultez - vous point les gens d’esprit, Sc nelisez vous aucun des ouvrages faits fur cette matière?C’est, repliquera-t-elle, parce qu’en ce genre, je croisen savoir autant que les auteurs & leurs ouvrages.Mais d’où naît cette confiance en vos lumières ? neseroit-elle pas fesser de votre indifférence? Un désirvif nous inspire toujours une salutaire méfiance denous-mêmes. A-1 on un procès considérable: on voirdes procureurs, des avocats ; on en consulte un grandnombre, on lit ses factums. Est:-on attaqué de cesmaladies de langueur , qui fans celle nous environnentdes ombres Sc des horreurs de la mort : on voir desmédecins , on recueille leurs avis, on lit des livresde médecine, on devient íoi-même un peu médecin.Telle est la conduite de l’intérèt vif. Lorsqu’il s’agitde l’éducation des enfans, si vous n’êtes point suscep-tible du même intérêt, c’est que vous ne les aimez