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Tome second.
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DE Z' E S P R Z T. 397

j arrache des revenus. Ils empruntent le bras du piail-lant , pour plier l’homme éclairé au joug de la íu-perstrtion. Ils loumettent enfin tous les eíprits , entenant le sceptre soigneusement caché sous les hail-lons de la misère & les cendres de la pénitence.

Pendant ce temps, leurs anciens & braves compa-gnons , retirés dans les deíerts , surprennent les cara-vanes , les attaquent à main armée, les pillent, Scpartagent entre eux le butin. Un jour où, fans doute,le combat n'avoir point tourne à leur avantage , onsaisit un de ces brigands , on le conduit à la ville laplus prochaine, on dresse l’échafaud , on le mène autupplice.il y marchoit d’un pas assuré, loríqu’il trouvefur son passage , & recourrait , tous l’habit de b ra-nime , un de ceux qui s’étoienr léparés de lui dans ledésert. Le peuple , avec respect , entourcit le bra-mine , &c le portoit dans fa pagode. Le brigand s "ar-rête à son alpect : Dieux justes ! s'écrie t-i! ; égauxen crimes, quelle différence entre nos destinées !Quedis-jeî égaux en crimes ! en un jour, il a, fans crainte,fans danger, fans courage, plus fait gémir de veuves& d’orphehns, plus enlevé de richesses à l’empire ,que je n en ai pillé dans le cours de.ma vie. II euttoujours deux vices plus que moi ; la lâcheté & 1 im-posture. Cependant l’on me traite de scélérat ; onl'honore comme un saint : l’on me traîne à 1 écha-faud ; on le porte dans la pagode : l’on m empale ; onl’adore.

C’est ainsi que les Indiens prouvent qu’il n’y aqu’heur <k malheur en ce monde.