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Tome second.
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DE t' E S P R I T. 41J

superficiel de l’orgueil apperçoic rarement. II sembleque la connoiííance cìe la vérité soit le prix de cettesage méfiance de soi-même. I./hom me qui se refuseau doute , est íujec à mille erreurs: il a lui-même poséla borne de son esprit. On dcmandoit un jour à l’undes plus savans hommes de la Ferse, comment il avoiracquis tant deconnoiilances : En demandant sans peine,répondit-il, ce que je ne favois pas. « Interrogeant un« jour un philosophe, dit le poète Saadi, je le preíîois» de me dire de qui il avoir tant appris : Des aveugles« me répondit-il, qui ne lèvent point le pied fans avoir« auparavant fondé avec leur bâton le terrsin fur lequel” ils vont l’appuyer ».

Ce que j’ai dit fur les qualités exclusives , ou parleur nature, ou par des habitudes contraires, íuffit àl’objct que je me propose. II s'agit maintenant de mon-trer de quelle utilité peut être cette connoiííance. Laprincipale , c’est d’apprendre à tirer le meilleur partipolîible de ion esprit : & c est la question que je vaistraiter dans le chapitre suivant.

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