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robustes Sc plus forts, des esprits plus éclairés & desâmes plus vertueuses. Quant au premier objet de l’édu-cation , c’est fur les Grecs qu’il faut prendre exemple,puiíqu’ils honoroient les exercices du corps, & queces exercices faiíoient même une partie de leur mé-decine. Quant aux moyens de rendre & les esprits pluséclairés, & les âmes plus fortes Sc plus vertueuses,je crois qu’ayant fait sentir Sc l’importance du choixdes objets qu’ou place dans fa mémoire, Sc la facilitéavec laquelle on peut allumer en nous des pallionssortes , Sc les diriger au bien général, j’ai suffisam-ment indiqué au lecteur éclairé le plan qu’il saudroitsuivre pour perfectionner 1 éducation publique.
L’on est , à cet égard, trop éloigné de toute idé*de réforme, pour que j'entre dans des détails, toujoursennuyeux , lorfqu’ils font inutiles. Je me contenteraide remarquer que l’on ne fe prête pas même , en cegenre, à la réforme des abus les plus greffiers Sc lesplus faciles à corriger. Qui doute, par exemple, que,pour valoir tout ce qu’on peut valoir, on ne dût fairede son temps la meilleure distribution poffible ? Quidoute que les succès ne tiennent en partie à l’écono-mie avec laquelle on le ménage ? Et quel homme,convaincu de cette vérité, n’apperçoit pas du premiercoup - d’œil, les refontes qu’à cet égard l’on pourroitfaire dans l’éducation publique?
L’on doit, par exemple, consacrer quelque tempsà l’étude raisonnée de la langue nationale. Quoi deplus absurde que de perdre huit ou dix ans à l'étuded’une langue morte , qu’on oublie immédiatement
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