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grands succès. C’est l’émulation qui produit les gé-nies , & c’est le désir de s’illustrer qui crée les tal'ens.C’est du moment où 1 amour de la gloire se fait sentirà l’homme , Sc se développe en lui, qu’on peut daterles progrès de son esprit. Je l’ai toujours pensé , lascience de l’éducation n’est peut - être que la íciencedes moyens d’exciter l’émulation. Un seul mot l’éteintou l'allume. L’éloge donné au soin avec lequel unenfant examine un objet , 8c au compte exact qu’ilen rend , a quelquefois suffi pour le douer de cetteespèce d’attention à laquelle il a dû dans la fuite lasupériorité de son esprit. L’éducation reçue, ou dansles collèges, ou dans la maison paternelle , n’est doncjamais la même pour deux individus.
Paflons de l’éducation del’enfànceà celle del’ado-lescence. Qu’on ne regarde pas cet examen commesuperflu. Cette seconde éducation est la plus impor-tante. L’homme alors a d’autres instituteurs qu’il estutile de faire connoître. D’ailleurs , c’est dans l’ado-lescence que se décident nos goûts & nos talens. Cetteseconde éducation, la moins uniforme Sc la plus aban-donnée au hasard, est en même temps la plus propreà confirmer la vérité de mon opinion.
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