DE L* H O M M B. s,
valeur de ses troupes ,1'équité de son sénat, le géniede ses savans, que le prince rend fa nation respec-table aux autres nations, les pallions fortes & di-rigées au bien général servent donc de base à sagrandeur.
C’est,au contraire, sur la destruction de ces mêmespallions que le corps ecclésiastique fonde la sienne. Leprêtre est ambitieux ; mais l’ambirion lui est odieusedans le laïc. Elle s’oppose à ses desièins. Le projet duprêtre est d éteindre en 1 bourrue tout désir , de ledégoûter de ses richesses, de son pouvoir, Sc de profi-ter de son dégoût pour s’approprier l’un& l'autre(i 9) ;le système religieux a toujours été dirigé fur ce plan.
Au moment où le christianisme s’établit, que pré-cha-r-il ? la communauté des biens. Qui se présentapour dépositaire des biens mis en commun? le prêtre.Qui viola ce dépôt, «Sc s'en ht propriétaire ? le prêtre.Lorlque le bruit de la fin du monde te répandit, quil’accrédita » le prêtre. Ce bruit étoit favorable à sesdesseins ; il espéra que, frappés d une terreur panique ,les hommes ne ccnnoîtroienc plusqu’une feule affaire( affaire vraiment importante) celle de leur salut. Lavie, leur disoit-on , n est qu’un passage. Le ciel est lavraie patrie des hommes : pourquoi donc se livrer àdes affections terrestres ? Si de tels discours n'en déta-chèrent point entièrement le laïc, ils attiédirent dumoins en lui lamour de la parenté, de la gloire, dubien public Sc de la patrie. Les héros alors devinrentplus rares, Sc les souverains frappés de l’espoir d une
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