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Tome troisième.
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D g L H O M M g.

grande puissance dans les cieux, consentirent quelque»fois à remettre au sacerdoce une partie de leur autoritésur la terre. Le prêtre s’en saisit, &, pour se la con-server , décrédita la vraie gloire & la vraie vertu. IIne souffrit plus qu’on honorât les Minos,les Licurgue,tes Codrus , les Aristides , les Timoléon , enfin toustes défenseurs & les bienfaiteurs de leur patrie. Cefurent d’autres modèles qu’il proposa. II inscrivit d’au-tres noms dans le calendrier ; & on le vit, à ceux desanciens héros , substituer celui d’un saint Antoine ,d’un saint Crépîn, d’une sainte Claire, d’un saintFiacre , d’un íainr François , enfin le nom de tousees solitaires qui, dangereux à la société par l’exemplede leurs folles vertus , se retiroient dans les cloîtres& dans les déserts , pour y végéter , & y mouririnutiles (20).

D’après de tels modèles, le sacerdoce se flatta d’ac-coutumer les hommes ì regarder la vie comme uncourt voyage. II crut qu’alors fans désirs pour les biensterrestres, fans amitié pour ceux qu’ilsíencontreroientdans leur voyage, ils deviendroient également indisté-rens à leur propre bonheur & à celui de leur posté-rité. En effet, si la vie n’est qu’une couchée, pourquoimettre tant d’intérêt aux choses d’ici-bas? Un voyageurne fait pas réparer les murs du cabaret, où il ne doitpasser qu’une nuit.

Pour assurer leur grandeur & satisfaire leur ambi-tion , les puissances spirituelles & temporelles durentdonc,en tous pays, employer des moyens très-diffé.