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rens. Chargées en commun de l’instruction publique,elles ne purent donc jamais graver dans les cœurs 8 cles esprits que des préceptes contradictoires 8c relatifsà l’intérêt, que l’une eut d allumer, & l’autre d’éteindreles passions (a).
C’est la probité cependant que prêchent égalementces deux puissances ; j en conviens. Mais ni Tune nil’autre ne peuvent attacher à ce mot la même significa-tion ; &, fous le gouvernement du pape, Rome mo-derne n’a certainement pas de la vertu la même idéequ’en avoit l’ancienne Rome fous le consulat du pré»mierdes Brutus (21).
L’aurore de la raison commence à poindre, leshommes savent déjà que pour tous , les mêmes motsne font pas représentatifs des mêmes idées. En con-séquence, qu’exigent-ils aujourd’hui d’un auteur ? qu’ilattache une idée nette aux expressions dont il se sert.Le règne de l’obscure scholastique peut disparaître jles théologiens n’en imposeront peut-être pas toujoursaux peuples & aux gouvernement Ce qu’on peut as-surer , c est qu’ils ne conserveront pas, du moins,leur puissance par les mêmes moyens qu’ils l’ont ac-quise ; les temps & les circonstances ont changé. Onconvient enfin aujourd’hui de la nécessité des passions :
(a) Vouloir détruire les passions dans les hommes, c’estvouloir y détruire faction. Le théologien insulte- 1 -il auxpassions ; c’est la pendule qui se moque de son ressort, &l’effet qui méconnoît sa cause.
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