DE Z’ H O M M Z,
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CHAPITRE X.
jEpemplç des idées ou préceptes contradictoires reçusdans la première jeunesse.
Qu’on me pardonne si , pour faire plus vivementsentir la contradiction de tous les préceptes de notreéducation, je fuis forcé de descendre à un ton peunoble : le sujet l’exige. C’est dans les maisons religieuses& destinées à l’instruction des jeunes filles que ces con-tradictions font les plus frappantes. J’entre donc aucouvent. II est huit heures du matin : c’est le tempsde la conférence , celui où dans un discours fur lapudeur, la supérieure prouve qu’une pensionnaire nedoit jamais lever les yeux fur un homme. Neuf heuressonnent ; le maître à danser est au parloir. Formezbien vos pas, dit-il, à son écolière : levez cette tête,& regardez toujours votre danseur. Or , lequel croiredu maître de danse ou de la prieure ; la pensionnaire1 ignore; $c n’acquiert, ni les grâces que le premierveut lui donner, ni la réserve que la seconde lui prêche.Or, à quoi rapporter ces contradictions dans l’inf-truction , sinon aux désirs contradictoires qu’ont lespaïens, que leur fille soit à la fois agréable & réser-vée (a) , & qu’elle joigne la pruderie du cloître aux
On désiré qu’une fille soit vraie & ingénue. On lui