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N'enseigner que le vrai. L’erreur se contredit tou-jours : la vérité jamais.
Ne point abandonner l’éducation des citoyens à deuxpuissances qui, divisées d intérêt, enseigneront tou-jours deux morales (z8) contradictoires.
Par quelle fatalité, dira-t-on, presque tous les peu-ples ont-ils confié au sacerdoce 1 instruction moralede leur jeunesse! qu’est-ce que la morale des papistes ?un composé de superstitions. Cependant il n'est rienqu a laide de la superstition, le íacerdoce n exécute.C’est par elle qu’il dépouille les magistrats de leur au-torité, & les rois de leur pouvoir légitime: c’est parelle qu'il íoumet les peuples, qu’il acquiert fur euxune puissance íouvent supérieure aux lois : & par elleenfin qu'il corrompt jusqu’aux principes de la morale.Quel remède à ce mal ? il n’en est qu’un : c'est de re-fondre en entier cette science. II faudroit qu’un nouvelesprit présidât à la formation de ses nouveaux prin-cipes , & que tous tendissent à l’avantage public.
II est temps que fous le titre de saints ministres dela morale, les magistrats la fondent fur les principessimples, conformes à l’intérêt général, & dont tousles citoyens pussent se former des idées égalementjustes & précises. Mais la simplicité & l’uniformitéde ces principes conviendroient-elles aux différentespassons des hommes ?
Leurs désirs peuvent être différons ; mais leur ma-nière de voir est eíícntiellement la même : ils agissentmal, & voient bien. Tous naissent avec l’esprit juste i