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Tome troisième.
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prit 5c de sens. Mais, comme je le prouverai dans la fuitede cet ouvrage, c’est tout ce que peut la science perfec-tionnée de f éducation , & c’est assez: Une nation géné-trâlement composée de pareils hommes, sero’t, sans con-tredit, la première de Funivers.

4 . A Vienne, à Paris, à Lisbonne, 3c dans tous lespays catholiques, on permet la vente des opéra, des co-médies , des romans, & même de quelques bons livres degéométrie & de médecine. En tout autre genre, l’ouvragesupérieur & réputé tel du reste de FEurope, est un ou-vrage proscrit. Tels font ceux des Voltaire, des Mar-montel, des Rousseau, des Montesquieu, &c. En France,l’approbation du censeur est pour Fauteur presque tou-jours un certificat de sottise. Elle annonce un livre sansennemis, dont on dira d’abord du bien, parce qu’on n’enpensera point, parce qu’il n’excitera point F envie, neblessera Forgueil de personne, & ne répétera que ce quetout le monde sait. L’éloge général & du moment est prés-,que toujours exclusif de Féloge à venir.

J. Le scholastique, dit le proverbe anglois, n’eft qu’unpur âne , qui, n’ayant ni la douceur du vrai chrétien, nìla raison du philosophe , ni Faisabilité du courtisan, n’estqu’un objet ridicule,

6 . Quelle est la science des scholaftiques ? celle d’abuserdes mots & d’en rendre la signification incertaine. C’étoitpar la vertu de certains mots barbares qu’autrefois les ma-giciens édifioient, détruisoient des châteaux enchantés ,ou du moins leur apparence. Les scholaftiques, héritiersde la puissance des anciens magiciens, ont, par la vertude certains mots inintelligibles, pareillement donné Fap-parence d une science aux plus absurdes rêveries. S’il estvin moyen de détruire leurs enchantemens, c’est de leurdepander la signification précise des mots dont ils se sêr-ifept. Sont-ils forcés d’y attacher des idées nettes > la»