ros DE L* H O M M E.
» nace les païens , les sorciers, 8c ceux qui ne paient pas»- la dîme , de frapper leurs champs de stérilité, 8c d’en-» voyer dans leurs maisons des serpens ailés, pour dé-» vorer les tenons de leurs femmes ». Cette premièrelettre n’ayant point réussis les ecclésiastiques ont recoursau diable : ils le produisent (voyez les mêmes capitulaires,tome I ) dans une assemblée de la nation ; 8c le diable , de-venu tout-à-coup apôtre 8c missionnaire, y prend à cœurle salut des François. 11 tâche de les rappeler à leur devoirpar des châtimens salutaires. -- Ouvrez enfin les yeux, di-»» soit le clergé, le diable lui-même est Fauteur de la der-» nière famine, lui-même a dévoré les grains dans les» épis ; redoutez fa fureur. Au milieu des campagnes, il*> a déclaré par des hurlemens affreux qu'il exerceroit les»> plus cruels châtimens fur les chrétiens endurcis, qui» nous refusent la dîme ». Tant d’impostures de la partdu clergé prouvent qu’au temps de Charlemagne, les genspieux étoient les seuls qui payassent la dîme. Dans la sup-position que le clergé eût eu le droit de la lever, il n’eûtpoint eu recours successivement à Dieu 8c au diable. Cefait m’en rappelle un autre de la même espèce : c’est lesermon d'un curé sur le même sujet : « O mes chers pa-» roissiens, disoit-il, ne suivez point F exemple de ce mal-» heureux Caïn , mais bien celui du bon Abel : Caïn ne» vouloir jamais payer la dîme, ni aller à la messe : Abel,» au contraire, la payoit. 8c toujours du plus beau 8c du«• meilleur, Sc il ne failloit pas un seul jour d’ouïr lam messe ». Grotius dit, au sujet de ces dîmes 8c donations,que le scrupule de Tibère, pour accepter de tels dons ,devroit faire honte aux moines.
zi. Les papes, par leurs prétentions ridicules surl’Amé-rique, ont donné l’exemple de Finiquité, ont légitimétoutes les injustices qu’y ont exercé les chrétiens. Un jouequ'on examinoit dans la chambre des communes, si tel