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l’un entretien si onéreux. Ce prince aimoit ses peuples ,il étoit courageux, il entreprit de détruire les prêtres :ou du moins d'en diminuer extrêmement le nombre ; ily réussit. En Pensylvanie , point de religion établie par legouvernement : chacun y adopte celle qu’il veut. Le prêtren'y coûte rien à l’état : c’est aux habitans à s’en fournir,selon leur besoin , à se cotiser à cet effet. Le prêtre y estcomme le négociant, entretenu aux dépens du consom-mateur. Qui n'a point de prêtre & ne consomme point decette denrée, ne paye rien. La Pensylvanie est un modelsdont il seroit à propos de tirer copie.
z8. Numa lui-même n avoir institué que quatre vestalesîc un très-petit nombre de prêtres.
39. Entre la religion païenne &la papiste, je trouve,disoit un Anglois, la même différence qu’enrre l’Aibanè& Calot. Le nom du premier me rappelle le tableauagréable de la naissance de Vénus ; celui du second, letableau grotesque de la tentation de saint Antoine.
40. Les Romains consacrèrent, sous le règne de Numa ,un temple à la bonne Foi : la dédicace de ce temple le$rendit quelque temps fidèles à leurs traites.
41. Quiconque affecte tant d’humilité, 8 c s’accoutumede bonne heure à regarder la vie comme un pèlerinage ,ne fera jamais qu’un moine, & ne contribuera jamais aubonheur de l’humanité.
41. La réunion des deux puissances spirituelle & tem-porelle dans les mains d’un despote seroit, dit - on, dan-gereuse ; je le crois. En général, tout despote uniquementjaloux de satisfaire ses caprices, s’occupe peu du bonheurnational : la félicité de ses sujets lui est indifférente. Ilseroit souvent usage de la puissance spirituelle pour légi-timer ses fantaisies & ses cruautés ; mais il rien seroit pas
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