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Tome troisième.
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*01 D S L' H O M M B.

enfin très - exactement observées ; parce que le bonheufde phaque individu est attache à leur observation : c’est lebon sens qui dicte les lois des petites sociétés : c’est legénie qui dicte celles des grandes. Mais qui put déter-miner les hommes à former des sociétés si nombreuses ?le hasard j l’ignorance des inconvéniens attachés à de telles fsociétés ; enfin, le désir de conquérir, la crainte d’êtresubjugué, &c.

34. Shaftesbury, dans son traité de l’enthousiasme,parle d’un évêque qui, ne trouvant point encore dans lecatéchisme catholique, de quoi satisfaire son insatiablecrédulité, se mit encore à croire les contes des fées.

3 J. II en est du papisme comme du despotisme ; l'un &l’autre dévorent le pays où ils s’établissent. Le plus sûrmoyen d’affoiblir les puissances de l’Angleterre & de laHollande, seroit d y établir la religion catholique.

36. Si notre religion , disent les papistes , est très-coiî-teuse, c’est que les instructions y font très-multipHées,Soit : mais quel est le produit de ces instructions ? leshommes en sont - ils meilleurs ? non. Que faire pour lesrendre tels ? Partager la dîme de chaque paroisse entre lespaysans qui cultiveront le mieux leurs terres, & ferontles actions les plus vertueuses. Le partage de cette dîmeformera plus de travailleurs & d’hommes honnêtes, queles prônes de tous les curés.

37. L’histoire d’Irlande nous apprend, tome I , p. 303,que cette île fut toujours exposée autrefois à la voracitéd’un clergé très-nombreux. Les poète.s , prêtres du pays,y jouissaient de tous les avantages , immunités & privi-lèges des prêtres catholiques. Comme ces derniers, ils yétoient entretenus aux dépens du public. Les poètes, ençonféquence, se multiplièrent à tel point, que Hugh,alors roi d’Irlande, sentit la nécessité de décharger ses sujets