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CHAPITRE IV.
Comment l’Esprit agît,
TToutes les opérations de l’efprit se réduisent îTobseLvarion des ressemblances & des différences, desconvenances & des disconvenances qne les divers ob-jets ont entre eux & avec nous. La justesse de l’espritdépend de l’attention plus ou moins grande avec la-quelle on fait ces observations.
Veux - je connottre les rapports de certains objetsentre eux ; que fais - je ? je place fous mes yeux , ourends présc-ns à ma mémoire, plusieurs, ou du moinsdeux de ces objets :ensuite je les compare. Maisqu’est-ceque comparer ì c’eft observer alternativement & avecattention ïimprejjìon différente que font sur moi cesdeux objets prdsens ou absens (a). Cette observationfaite, je juge, c’est-à- dire, je rapporte exactement l’im-prejson que j'ai reçue. Ai-je, par exemple, grand inté-rêt de distinguer entre deux nuances presque imper-
(d) Si la mémoire conservatrice des impressions reçuesme fait éprouver dans l’absence des objets, à-peu-près lesmêmes sensations qu'ont excité en moi leur présence, ilest indifférent relativement à la question que je traite, queles objets fur lesquels je porte un jugement, soient pré-fet» à mes yeux ou à. ma mémoire.