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Tome troisième.
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yeux j ou présens à notre mémoire , 8c qu’en con-séquence touc jugement ne peut être que le prononcédes sensations éprouvées .

Mais st les jugemens , portés d’après la compa-raison des objets physiques, ne font que de puressensations, en est-il ainli de toute autre espèce de ju-gement ;

CHAPITRE V.

Des jugemens qui résultent de la comparaison desidées abfiraues 3 collectives 3 &c.

Les mots faiblesse 3 force 3 petitejse 3 grandeur 3crime 3 ôcc. ne font repréíentatiss d’aucune substance,c’est- à-dire, d’aucun corps. Comment donc réduire àde pures sensations les jugemens résultans de la com-paraison de pareils mots ou idées ì Ma réponse, c’estque ces mots ne nous présentant aucune idée, il estimpoffible, tant qu’on ne les applique point à quel-que objet sensible & particulier, qú’on porte sur euxaucun jugement. Les applique-t-oá à dessein, ou fanss’en appercevoir , à quelque objet déterminé ; l’ap-plication faite, alors le mot de grandeur exprimeraun rapport, c’est-à-dire , une certaine différence ouressemblance observée entre des objets présens à nosyeux ou à notre mémoire. Or, le jugement porté fur

des