ìzo » L L' H O M M E'.
nons pour exemple de ces expressions insignifiantes ,celle de ligne considérée en géométrie indépendam-ment de fa longueur , largeur & épaisseur. Ce moten ce sens ne rappelle aucune idée à l’efprit. Une pa-reille ligne n’existe pas dans la nature : l'on ne s’enforme point d’idée. Que prétend donc le maître en feservant de cette expression ? simplement avertir sondisciple de porter toute son attention fur le corpsconsidéré comme long , & fans égard à fes autres di-mensions.
Lorsque pour la facilité du calcul, on substituedans cette science les lettres A Sc B à des quantitésfixes ; ces lettres présentent - elles aucunes idées ì dé-signent - elles aucune grandeur réelle : Non. Or, cequi s’exprime dans la langue algébrique par A &c parB y s’exprime dans la langue usuelle par les mots foi-llejse j force y petitesse grandeur &c. Ces mors nedésignent qu’un rapport vague de choses entre elles,& ne nous présentent d’idées nettes 8c réelles qu'aumoment où on les applique à un objet déterminé, &qu'on compare cet objet à un autre. C’est alors queces mots mis, si je lofe dire , en équation ou encomparaison , expriment très-précisément le rapport
sentatifs d’aucune idée réelle, n’ayant qu'une significationlocale, & n’exprimant enfin que le rapport des objetsentre eux , rappelleroient cependant à leur esprit des idéesdistinctes au moment même où ces mêmes mots seroieatunis aux objets dont ils désignent les rapports.