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Tome troisième.
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des objets entre eux. Jusqu’à ce moment , le mot degrandeur, par exemple, rappellera à mon esprit desidées très-diíFérentes , selon que je les appliquerai àune mouche ou à une baleine. II en est de même dece qu’on appelle dans l’homme l’idée ou la pensée.Ces expressions font insignifiantes en elles-mêmes.Cependant, à combien d’erreurs n’ont-elles pas donnénaiííànce î combien de fois n’a-t-on pas soutenu dansles écoles que la pensée n 3 appartenant pas àl 3 étendue& à la matière 3 il étoit évident que l ame étoit spi-rituelle ? Je n’ai, je l’avoue, jamais rien compris à cesavant galimatias. Que signifie en ester le mot penser ?ou ce mot est vide de sens , ou, comme se mouvoir jil exprime simplement une manière d’être de l’homme.Or, dire qu’un mode ou une manière d’être, n’eftpoint un corps , ou n’a point d’étendue, rien de plusclair : mais faire de ce mode un être & même un êtrespirituel, rien , selon moi, de plus absurde.

Quoi de plus vague encore que le mot crime ? Pourque ce terme collectif rappelle à mon esprit une idéenette Lc déterminée, il faut que je l’applique à unvol, à un assassinat, ou à quelque action pareille.Les hommes n’ont inventé ces fortes de mots quepour se communiquer plus facilement, ou du moins,plus promptement leurs idées. Je suppose qu’on créeune société où l’on ne veuille admettre que des hon-nêtes gens. Pour s’éviter la peine de transcrire le longcatalogue de toutes les actions qui doivent en exclure ,on dira en un seul mot, qu’on en bannit tout homme

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