7ZL B £ L H O M M E.
taché <ie quelque crime. Mais de quelle idée nette cemot crime fera-t-il alors représentatif î d’aucune. Cemot uniquement destiné à rappeler au louvenir decette société les actions nuisibles dont ses membrespeuvent se rendre coupables, l'avertit seulement d’ins-pecter leur conduite. Ce mot enfin n'est proprementqu’un son & une manière plus courte & plus abrégéede réveiller à cet égard l’atrention de la société.
Auflì dans la supposition , où , forcé de déterminerles peines dues au crime, je dusie m’en former desidées claires & précises, il faudroit alors que je rap-pelasie successivement à ma mémoire les tableaux desdifférens forfaits que l'homme peut commettre ; quej’examinafle lesquels de ces forfaits font les plus nui-sibles à la société , & que je portalïe enfin un juge-ment qui ne seroit , comme je l ai dit tant de fois,que le prononcé des sensations reçues à la présence desdivers tableaux de ces crimes .
Toute idée quelconque peut donc , en dernièreanalyse , se réduire toujours à des faits ou sensationsphysiques. Ce qui jette quelque ob (entité fur les dis-cussions de cette espèce, est la signification incertaine& vague d’un certain nombre de mots, & la peinequ’il faut quelquefois se donner pour en extraire desidées nettes. Peut-être est - il aussi difficile d’analyserquelques-unes de ces expressions , & de les rappeler,si je l’osedire , à leurs idées constituantes , qu’il lesten chymie de décomposer certains corps. Qu’on em-ploie cependant à cette décomposition la méthode