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Tome troisième.
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DE Z* H O M M E.

M 8

CHAPITRE IX.

Jusif.cctions des principes admis dans le Uvre de/Tlprir.

Lorsque le livre de Y Esprit parut, les théologiensme traitèrent de corrupteur des mœurs. Ils me re-prochoient d’avoir soutenu d’après Plaron, Plutarque& l’expérience , que l’amour des femmes avoir quel-quefois exci té les hommes à la vertu.

Le fait cependant est notoire :leur reproche est doncabíurde. Si le pain, leur dit-on , peut être la récom-pense du travail 8c de l'industrie, pourquoi pas lesfemmes (u)îTout objet defiré peut devenir un encou-

(a) Si le besoin de la faim est le principe de tant dic-tions , 8c s’il a tant de pouvoir fur f homme, commentimaginer que le besoin des femmes soit sur lui sans puis-sance? qu'au moment où l’adoloscent est échauffé des pre-miers rayons de l’amour , on lui en propose les plaisirscomme prix de son application : qu’on lui rappelle jus-ques dans les bras de fa maìtreffe , que c’est à ses talent& à ses vertus qu’il doit ses faveurs, ce jeune hommedocile j appliqué, vertueux , goûtera alors d une manièreutile à fa santé, à son ame, à son esprit, enfin au bienpublic, les mêmes plaisirs dont il n’eût joui dans une autreposition, qu’en s’épuisant, en s’abrutilsant, en se rui-nant, & en vivant dans la crapule.