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Tome troisième.
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DE L* H O M M E. l6t

de la flatterie , & qu’enfin un satrape ou un nababpeut , à force d’injustices 6c de crimes , obtenir dusouverain le droit de molester , de piller les peuplesde son gouvernement, 6c de s en approprier ler dé-pouilles.

II en est des femmes comme des honneurs, ces ob-jets communs du désir des hommes ; les honneursfont ils le prix de l’iniquité : faut-il, pour y parvenir,flatter les grands , iacrifier le foible au puissant, &l’imérêt d une nation à l'intérêt d’un soudan ; alorsles honneurs , si heureusement inventés pour la ré-compense & la décoration du mérite 6c des talens,deviennent une source de corruption. Les femmes,comme les honneurs, peuvent donc, selon les temps6c les mœurs , fuccestìvement devenir des encourage-mens au vice ou à la vertu.

La corruption politique des mœurs ne consiste doncque dans la dépravation des moyens employés pour seprocurer des plaisirs. Le moraliste austère qui prêchefans cesse contre les plaisirs, n'est que l’écho de fa mieou de son confesseur. Comment éteindre tout désirdans les hommes , fans détruire en eux tout principed’action! Celui qu’aucun intérêt ne touche, n'est bonà rien , & n’a d’esprit en rien.

Tome III.

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