DE L* H O M M E. \JJ
prit proportionné à la finesse des sens. 11 est desTériiés qui ne pourroient être apperçues que de dixou douze hommes de la terre les mieux organiíés.L’esprit humain ne feroit donc point susceptible deperfectibilité. Rajouterai même que ces hommes sifinement organisés parviendroientnéceflairement dansles sciences à des résultats incommunicables auxhommes ordinaires. Or, on ne connoît point de telsrésultats. *
II n'est point de vérités renfermées dans les ou-vrages des Locke &c des Newton qui ne soientmaintenant saisies de tous les hommes, qui, commu-nément bien organisés, n’ont cependant rien de su-périeur dans les sens de la saveur, de l’odorat, dela vue , de l oure & du toucher.
Je pourrois même ajouter ( puisqu’il n’est rien desimilaire dans la nature ) (u), qu’entre les hommes
plus , qu’on y peut remplacer par un autre. Or, un faitn’ajoute rien à I’apritude que les hommes ont à l’esprit ;parce que cette aptitude n’est autre chose que le pouvoird’observer les rapports qu’ont entre eux les objets divers.
(a) La dissemblance des êtres existe-t-elle dans leur*germes ou dans leur développement ? je l’ignore. Ce qu’ily a de sûr, c’est que la même race de bestiaux se fortifieou s’affoiblit, s'élève ou s’abaisse, selon l’espèce ou l’a-bondance des pâturages. Il en est de même des chênes. Sil’on en voit de petits, de grands, dé droits, de courbés,aucun enfin qui soit absolument semblable à un autre;c’est peut-être qu’aucun ne reçoit exactement la même«ulture, n’est placé à la même exposition 0 frappé dtt
Tomt lili M