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Or , file plaisir 3 selon eux , peut tout sur l’homme *que ne peut íur lui 1 intérêt ! tout intérêt ne íè ré-duit- il pas en nous à la recherche du plaisir (a) ìPlaisir &: douleurs font les moteurs de 1 univers;Dieu les a déclarés tels à la terre , en créant le pa-
stylet, a rarement recueilli les plaisirs, &r qu’énfin leurspéchés ne font pas des foiblesses, mais des forfaits.
(a) Pourquoi donc les jésuites s’élevèrent-ils alors avectant de fureur contre moi? pourquoi alloient-ils daná toutesles grandes maisons déclamer contre VEsprit , en défendrela lecture, & répéter fans cesse, comme le père Canayeau maréchal d’Hocquincourt, point d.'esprit, meseigneurs ,point d.'esprit , c’est qu’uniquement jaloux de commander,le jésuite désira toujours l’aveuglement des peuples. Enesseti les hommes sont-ils éclairés fur le principe qui lesmeut? savent-ils que, toujours dirigés dans leur conduitepar un intérêt vil ou noble, ils obéissent toujours à cetintérêt ; que c’est à leurs lois, 8c non à leurs dogmes qu'ilsdoivent leur génie 8c leur vertu ; qu avec la forme du gou-vernement de Rome 8c de Sparte, l’on créeroit encoredes Romains & des Spartiates ; 8c qu’enfin , par une sagedistribution des peines & des récompenses, de la gloire& de l’infamie, l’on peut toujours lier l’intérêt particulierà l’intérêt public , & nécessiter les citoyens à la vertu ?Alors, quel moyen de cacher aux peuples l’inutilité 8cmême le danger du sacerdoce? ignoreroient-ils long-tempsque la chose vraiment importante à leur bonheur, n’estpoint la création des prêtres , mais des lois sages 8c desmagistrats instruits. Plus les jésuites ont été frappés de lavérité de ce principe , plus ils ont craint pour leur auto-rité, plus ils ont été soigneux d’obscurcir l’éviènce d’un*el principe.