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radis pour les vertus 8c 1 enfer pour les crimes. L e-glisecatholiqueelle-même en est convenue, lorsque jdans la dispute de Bossuet & Fénélon , elle décidaqu’on n’aimoit point Dieu (4) pour lui-même , c’est-à - dire , indépendamment des peines & des récom-penses dont il est le dispenlateur. L’on a donc toujoursété convaincu que l’homme , mu par le sentimentde l’amour de soi , n’obéit jamais qu’à la loi de sonintérêt (a).
Que prouve sur ce sujet la diversité d'opinions ?rien ; sinon qu’on ne s’entend point. L’on ne s entendguère mieux , lorsqu’on parle de ve:tu.
Vert u.
Ce mot rappelle souvent des idées très différentes,selon letar & la position où l’on se trouve, la sociétéoù l’on vit, le pays & le siècle où l’on naît. Que dansla coutume de Normandie, un cadet profitât, commeJacob, de la faim ou 1 de la lois de son frère pour luiravir son droit d’aînesse, ce seroit un frippon déclaré^el dans tous les tribunaux. Qu’un homme, à l’exem-ple de David, fît périr le mari de fa maîtresse; on ne
(a) Le guerrier veut-il s’avancer ; il désiré la guerre.Mais qu’est-ce que le souhait de la guerre dans l'officiersubalterne ? c'est le souhait d’une augmentation de six oulept cents francs d’appointemens , le souhait de la dévas-tation des empires, de la mort des amis, des connois-sances avec lesquelles il vit, & qui lui sont supérieurs engrade;