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Tome troisième.
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DE L' H O M M E~. 1JI

ni des récompenses de l’autre vie, ni par conséquentde simmortalité de l’arne. Or, ajoutent-ils , si la re-ligion juive étoit d’institution humaine, les hommeseuísent fait de lame un être immortel, un intérêtvif & puillant les eût portés à la croire telle (32.) :cet intérêt, c’est leur horreur pour la mort & f anéan-tissement. Cette horreur eût suffi, sans le secours dela révélation , pour leur faire inventer ce dogme.L’homme veut être immortel , & se croiroit tel, sila dissolution de tous les corps qui l’environnent ,ne lui annonçoit à chaque instant la vérité contraire.Forcé de céder à cette vérité , il n’en deíire pasmoins l’immortalité. La chaudière du rajeunissementd’Escn prouve l’ancienneté de ce désir. Pour le per-pétuer , il falloir du moins le fonder fur quelquevraisemblance, A cet effet, l'on composa l ame d unematière extrêmement déliée ; on en fit un atome in-destructible, survivant à la dissolution des autres par-ties , enfin un principe de vie.

Cet être, fous le nom d ’ame (a) , devoir conserveraprès la mort tous les goûts dont il avoit été suscep-tible , lors de son union avec le corps. Ce systèmeimaginé , Ion douta d’autant moins de rirr,mortalitéde ion ame, que, ni l’expérience , ni l’observadon

(a) Les sauvages ne refusent Lame à quoi que ce soit.Ils en donnent à leurs fusils , à leurs chaudières & à leursbriquets. Voyez le P. Hennepin, Voyage de la Louyfsane ,page 94-