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ne pouvoient contredire cette croyance : Tune1 autre n’avoient point de prise sur un atome im-perceptible. Son existence, à la vérité, n’étoit pasdémontrée ; mais qua-t-on besoin de preuves pourcroire ce qu’on désiré ? & quelle démonstration estjamais aílêz claire pour prouver la fauíïèté d’uneopinion qui nous est chère ì il est vrai qu’on ne ren-contrait point d’amcs en son chemin ; Sc c’est pourrendre raison de ce sait, que les hommes _, après lacréation des âmes , crurent devoir créer le pays deleur habitation. Chaque nation , & même chaqueindividu , selon ses goûts Sc la nature particulièrede ses besoins, en donna un plan particulier. Tantôtles peuples sauvages transportèrent cette habitationdans une forêt vaste, giboyeuse, arrosée de rivièrespoiíïonneuíes : tantôt ils la placèrent dans un paysdécouvert, plat, abondant en pâturages, au milieuduquel s’élevoit une fraise groííè comme une mon-tagne, dont on détachcit des quartiers pour fa nour-riture & celle de fa famille.
Les peuples moins exposés au besoin de la faim ,Sc Tailleurs plus nombreux & plus instruits, y ras-semblèrent tout ce que la nature a d’agréabie, Sclui donnèrent le nom a Elisée. Les peuples avaresle modelèrent fur le jardin des Hefpérides , & y cul-tivèrent des plants, dont la tige d or porroit des Fruitsde diamant. Les nations plus voluptueuses y firentcroître des arbres de sucre Sc couler des fleuves delait 3 ils le peuplèrent enfin de houris. Chaque peuple