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Telle étoic la religion celtique. Le Mitras des Perse*se retrouve dans le Dieu Thor; TAriman dans leloup j sentis, l'Apollon des Grecs, dans le Balder jla Vénus dans la Freïa, & les Parques dans les troissœurs Urda, Verandi, Skulda. Ces trois sœurs fontaffiles à la source d une fontaine dont les eaux arro-sent une des racines du frêne fameux, nommé YdraJILSon feuillage ombrage la terre, Sc fa cime élevée au-dessus des cieux en forme le dais.
' Les religions ont donc presque par tout été lesmêmes. D’où naît cette uniformité ? de ce queles hommes à peu près animés du même intérêt -,ayant à peu près les mêmes objets à comparerentr’eux,, & le même instrument, c’est-à-dire , lemême esprit pour les combiner , ont dû nécessaire-ment arriver aux mêmes résultats. C’est parce qu’engénéral, tous font orgueilleux ; que fans aucune ré-vélation particulière , par conséquent sans preuve,tous regardent l’homme comme Tunique favori duciel & comme Tobjet principal de ses foins. Ne pour-roit-t-on pas , d’après un certain moine, se répéterquelquefois,
Qu’ejì-ce qu 3 un capucin devant une planète ?
Faut-il pour fonder fur des faits Torgueilleuseprétention de Thomme, supposer, comme dans cer-taines religions , qu’abandcnnant le ciel pour la terre,la divinité, fous la forme d'un poisson , d’un serpent,d’un homme, y venoir jadis en bonne fortune conver-ser avec les mortels? faut il, pour preuve de ì’intérêr