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Tome troisième.
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lenombre de leurs esclaves ; lorsqu’on retrouve en tourles pays même absurdité dans les religion*, mêmesimpostures dans leurs ministres & même crédulitédans tous les peuples (37), s’il est poffible d imaginerqu’il y ait essentiellement entre les hommes l’inégalitéd’esprit qu’on y suppose.

Je veux que l’esprit & les talens soient fesser d’unecause particulière , comment alors se persuader quede grands - hommes , que des hommes , par consé-quent , doués de cette ímgulière organisation , aientcru les fables du paganisme , aient adopté la croyancedu vulgaire, & se soient faits quelquefois martyrs deserreurs les plus groíîìères ì un tel fait inexplicable ,tant qu’on considère l’esprit comme le produit d uneorganisation plus ou moins parfaite, devient simple& clair , lorsqu’cn regarde l'esprít comme une ac-quisition. On ne s’étonne plus alors que des hommesde génie en certains genres , ne coníervent aucunesupériorité sur les autres , lorsqu’il s’agit de sciencesou de questions dont ils ne íe íont point occupés ,& qu ils ont peu méditées. On fait que, dans cetteposition, le seul avantage de l’homme d’esprit sur lesautres ( avantage fans doute considérable ), c’est l’ha-bitude qu’il a de l’attention, c’est la connoissance desmeilleures méthodes à suivre dans 1 examen d’une ques-

trésor. Les églises font les fermes du clergé ; & tout aucontraire des riches propriétaires, il a trouvé le moyende les faire entretenir aux dépens des autres.