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Tome troisième.
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DE L* H O M M E. 169

de mon anneau, je n'aurois jamais, fans doute, entenduni lu le discours suivant.

Lorsque le clergé croyoit assurer le prince que la reli-gion étoit perdue dans ses Etats ; que la débauche & l'im-pìcté y marchoient le front levé ; que les saints jours yétoient profanés par le travail ; que la liberté de la presseébranloit les fondemens du trône & des autels, & qu’enconséquence les évêques enjoignoient au souverain d’ar-mer les lois contre la liberté de penser, de protéger ré-gisse , & d en détruire les ennemis ; telles font les parolesque je crus entendre dans cette adresse :

« Prince, votre clergé est riche & puissant, 8c vou-» droit l’être encore davantage. Ce n'est point la perte" des mœurs 8c de la religion, c’est celle de son crédit» qu’il déplore. 11 defire le plus grand , 8c vos peuples» sont fans respect pour le sacerdoce. Nous les déclarons" donc impies : nous vous sommons de ranimer leur piété,» & de donner, à cet effet, à votre clergé plus d'autorité» fur eux. Le moment choisi pour se porter accusateur de» vos peuples 8c vous irriter contre eux, n'est peut-être» pas le plus favorable > jamais vos soldats n'ont été si» braves , vos artisans plus industrieux, vos citoyens plus» amis du bien public, 8c par conséquent plus vertueux." Qn vous dira, fans doute, que les peuples les plus immé-" diatement soumis au clergé, que les Romains modernes» n’ont ni la même valeur, ni le même amour pour la pa-» trie, ni par conséquent la même vertu. On ajoutera» peut-être que l'Espagne 8c le Portugal, où le clergé« commande si impérieusement, sont ruinés & dévastés» par l’ignorance, la paresse Scia superstition, &qu'enfin» entre tous les peuples, ceux qui sont généralement ho-» notés 8c respectés, sont ces mêmes peuples éclairés aux-» quels l’église catholique donnera toujours le nom à'im-r> pies.

« Que votre oreille, ô Prince, soit toujours fermée à