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hasard ou la tempête, porté íur des iíles inconnues;le pilote, forcé d’y relâcher, n’en reconnoîr, ni lesterres, ni les habitations. II y fait de seau , remçt àla voile , Sc court de nouveau les côtes pour y échan-ger ses marchandises. Rentré enfin dans le port, ildésarme & remplit le magasin* du propriétaire desrichesïès & des denrées du retour, & ne lui rapporteaucune découverte.
II est peu de Colomb; & fur les mers de ce monde,uniquement jaloux d’honneurs , de places, de crédit& de richesses, peu d’hommes s’embarquent pour ladécouverte de vérités nouvelles. Pourquoi donc bé-tonner si ces découvertes font rares î
Les vérités font , par la main du ciel, semées çà& là dans une forêt obscure Sc sans route. Un che-min borde cette forêt ; il est fréquenté par une infi-nité de voyageurs. Parmi eux il est des curieux à quil’épailseur Sc sobscurité même du bois inspirent ledésir d’y pénétrer.Ils y entrent; mais embarrassés dansles ronces , déchirés par les épines & rebutés dès lespremiers pas , ils abandonnent l’entreprise Sc rega-gnent le chemin. D’autres , mais en petit nombre ,animés, non par une curiosité vague , mais par undésir vif & constant de gloire , s'enfoncent dan r !aforêt, en traversent les fondrières , & ne ceíîènt dela parcourir jusqu’à ce que le hasard leur ait enfindécouvert quelque vérité plus ou moins importante.Cette découverte faite , ils reviennent fur leurs pas ,percent une route de cette vérité jusqu au grand che-