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NOTES DE LA SECTION III.
1 . J ’ai connu la sottise 8c la méchanceté des théologiens.Tout est à craindre de leur part. Je fuis donc forcé de re-nouveler de temps en temps la même profession de foi, derépéter que je ne regarde point le hasard comme un être ;que je n’en fais point un Dieu, & que, par ce mot, jen'entends que « l’enchaînement des effets dontnous n’ap-->- percevons pas les causes (Test en ce sens qu'on ditdu hasard , il conduit le dé ; cependant tout le monde saitque la manière de remuer le cornet & de jeter ce dé, estla raison suffisante qui fait amener plutôt terne que sonnet.
2 . Permis aux insensés de déclamer fans cesse contre lespassions. Ce que l’expérience nous apprend à ce sujet,c'est que sans elles, il n'est ni grand artiste, ni grand gé-néral , ni grand ministre , ni grand poète, ni grand philo-sophe ; c'est que la philosophie , comme le prouve l’éty-mologie de ce mot, consiste dans l’amour 8c la recherchede la sagesse & de la vérité. Or, tout amour est passion.Ce sont donc les passions qui, dans leurs travaux, ont tou-jours soutenu les Newton, les Locke, les Bayle, Lee.Leurs découvertes furent le prix de leurs méditations. Cesdécouvertes ont supposé une poursuite vive, constante,assidue de la vérité, 8c cette poursuite une passion.
On n’est point philosophe lorsque , indifférent au men-songe ou à la vérité, on se livre à cette apathie 8c à cerepos prétendu philosophique qui retient l’ame dans l’en-gourdissement, & retarde sa marche vers là-vérité. Quecet état soit doux, qu’on s‘y trouve à l’abri de l’envie &de la fureur des bigots, & qu'en conséquence, le paresseux
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