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les fluides, ou les muscles, donnât constàmment lamême manière de penser ì que la nature retranchâtcertaines fibres du cerveau des uns pour les ajouterà celui des autres ì qu’en conséquence elle inspirâttoujours à ceux ci un defir vif de la gloire ; dans lasupposition où les caractères setoient l’effet de l’orga-niíation, que pourroit l’éducation ï le moral change-t - il le physique ? la maxime la plus vraie rend - ellel’ouie aux sourds ? les plus sages leçons d’un précep-teur applatissent - elles le dos d’un bossu ? allongent-elles la jambe d’un boiteux ’ élèvent - elles la tailled’un pygmée ì ce que la nature fait , elle feule peutle défaire. L’unique sentiment quelle ait dès 1 enfancegravé dans nos cœurs , est l’amour de nous-mêmes.Cet amour , fondé lur la sensibilité physique, est com-mun à tous les hommes. Auflì quelque différente quesoit leur éducation , ce sentiment est - il toujours lemême en eux : auflì dans tous les temps & les pays ,8 est on aimé , s’aime-t-on & s’aimera t-on toujoursde préférence aux autres. Si l’homme varie dans tousses autres sentimens, c’est que tout autre est en luil’effet des causes morales. Or si ces eau les íont varia-bles , leurs effets doivent l’être. Pour constater cettevérité par des expériences en grand , je consulteraid’abord l’histoire des nations.