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Tome troisième.
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DE l' h o m M E. 3 2. >y

d’une convention , d’une loi 8c d’un intérêt commun.Avant la loi, il n’est donc pas d’injustice. Si non cjjétlex ì non ejsetpeccatum. Or, que suppose rétablisse-ment des lois ?

i°. La réunion des hommes en une plus ou moinsgrande íociéré :

z°. La création d’une langue propre à se commu-niquer un certain nombre d’idées (a).

Or, s’il est des sauvages donc la langue ne s’étendpoint encore au-delà de cinq ou six sons ou cris , la

(á) Selon Locke , -- une loi est une règle prescrite aux*> citoyens avec la sanction de quelque peine ou récom-» pense propre à déterminer leurs volontés. Toute loi,» selon lui, suppose peine & récompense attachée à son» observation ou à son infraction ».

Cette définition donnée, l’homme qui viole, chez unpeuple policé, une convention non encore revente decette sanction, n'est point punissable ; cependant il est in-juste. Mais pouvoit-il hêtre avant rétablissement de toutesconventions & la formation d’une langue propre à l’ex-primer ? non ; parcs que dans cet état, l’homme n’ad’idées ni de la propriété, ni par conséquent de la justice.

Que nous apprend à ce sujet Inexpérience , à laquelle ,en morale comme en physique, il faut soumettre les théo-ries les plus ingénieuses, 8c qui feule en constate la véritéou la fausseté ? c’est que î’homrae a des idées de la forceavant d’en avoir de la justice ; c’est qu’en général il estsans amour pour elle ; c’est que même dans les pays po-licés où l’on parle toujours d’équité, personne ne la con-sulte , qu’il n’y soit forcé par la crainte d’un pouvoir égalou supérieur au sien.